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  • Photo du rédacteurNoémie

RETRAÇONS L'HISTOIRE DE LA MARTINIQUE

Dernière mise à jour : 2 oct. 2023



La Martinique, ce joyau des petites Antilles, reconnue mondialement pour ses plages de sable fin, son eau de mer cristalline, ses cocotiers à en perdre la tête, son bon rhum agricole AOC, sa cuisine épicée et colorée, ses sentiers de randonnées, sa Montagne Pelée et son peuple chaleureux, a encore tant à offrir !


Son passé, aussi douloureux soit-il, a fait d’elle une île florissante et ce à tous les niveaux : culturel, naturel, historique et économique.

Son histoire, peu valorisée, a le mérite d’être mise en lumière et d’être connue de tous. Une histoire qui permet de comprendre la population martiniquaise et ses savoir-faire.


Retraçons ensemble la belle histoire de la Martinique, rythmée d’événements heureux, glorieux, mais parfois regrettables et désastreux.

Voici les dates clés qui ont marqué l’île aux fleurs.


130 après JC : L’arrivée des premiers peuples


C’est 130 ans après Jésus-Christ que la Martinique a accueilli ses premiers habitants.

Originaires d’Amérique du Sud et issus de la forêt Amazonienne, les Arawaks vivaient principalement de l’agriculture, la pêche, la cueillette, la céramique et la peinture à l’ocre. Ils s’établissaient dans des villages où ils construisent leurs cases ou huttes en bois de roseaux.

Ce sont ces mêmes Amérindiens qui prénommèrent La Martinique : Matinino et Madinina, qui signifie « l'île aux femmes » étant donné que l’île était peuplée exclusivement de femmes guerrières. Des données statistiques qui sont prouvées encore aujourd’hui, puisque la Martinique compte 84,5 d’hommes pour 100 femmes.

Ce qui place le département comme étant la région au monde qui compte le moins d’hommes (source : Pew Research Center). Selon les récits de Christophe Colomb qui aurait découvert l’île aux fleurs dans un second temps en 1502, les Arawaks et plus précisément les peuplades des Taïnos « étaient bien bâtis, avec des corps harmonieux et des visages gracieux ».



Le 17 septembre 1635 : La Martinique colonisée par les Français


La Martinique connait sa 1ère colonisation française menée par Pierre Belain d’Esnambuc sous la protection de Richelieu. Une statue à l’effigie de l’homme qui vint planter le drapeau de France sur les terres martiniquaises siégeait depuis des années sur la Savane à Fort-de-France jusqu’à ce qu’elle soit détruite par des activistes Martiniquais proclamant le non-respect.

C’est alors que la ville de Saint-Pierre, autrefois chef-lieu de l’île, fut bâtit.

L’île ayant été une colonie française figure à ce jour parmi les départements et régions d’Outre-mer, pourtant elle fut également occupée par les Anglais quelques années plus tard.


Drapeau français sur le Fort Saint-Louis à Fort-de-France

Dès 1640: Début de la Traite négrière


Alors que la France est dirigée par le Roi Louis XIII, celui-ci autorise la déportation d’esclaves africains en Martinique. Ils arrivèrent par navires et étaient échangés contre du tabac ou des écus d’argent. L’objectif des colons étaient de faire venir de la main d’œuvre peu chère pour la culture du sucre comme c’était déjà le cas à la Barbade. Malheureusement pour eux, les résultats escomptés n’étaient pas au rendez-vous et il fallut attendre près de 10 ans pour récolter les fruits de la culture sucrière.

Mais ces années laborieuses ne les empêchèrent pas de faire régner la terreur, la servitude, la dépendance et la brutalité sur cette population opprimée.

C’est alors qu’on assistera à la naissance de la langue créole, pour ne pas se faire comprendre des colons et des musiques au tambour et des danses comme le bèlè.


Monument Cap 110 au Diamant

Les 22 et 23 mai 1848 : L’abolition de l’esclavage


Malgré une convention en faveur de l’abolition de l’esclavage rédigée en 1794, l’esclavage bat son plein dans la petite île des Antilles durant plus de 50 ans avec un maintien soutenu par Napoléon Bonaparte.

Le 27 avril 1848, un décret d’abolition de l’esclavage dans toutes les colonies françaises est finalement signé. Toutefois, ce ne sont que les 22 et 23 mai 1848 qu’une Révolution antiesclavagiste éclate à Saint-Pierre permettant la signature définitive (sous la pression) du décret d’abolition de l’esclavage en Martinique.


Monument signe de la Libération de l'esclavage au Prêcheur

Le 8 mai 1902 : L’éruption de la Montagne Pelée


La Montagne Pelée, ce volcan en activité situé dans la ville de Saint-Pierre surnommée Le Petit Paris, a débuté le 23 avril 1902.

Sa nuée ardente dévastatrice au petit matin du 8 mai 1902, mêlant séismes, pluie de cendres, grondement de terrain, coulée de boue et débordement des rivières les jours précédents, en ont fait un événement tragique et le plus meurtrier de France du XXème siècle, puisque plus de 30 000 personnes y ont péris, soit 1/5ème de la population à l’époque. Des vies mises en danger par simple sous-estimation d’un danger imminent.

On compte alors seulement 3 rescapés de cet événement majeur, dont le prisonnier Cyparis sauvé grâce à la solidité de son cachot.


Ruines du Théâtre de Saint-Pierre

Le 27 mai 1945 : Aimé Césaire élu Maire de Fort-de-France


Aimé Césaire, célèbre écrivain, poète, biographe, dramaturge et politicien fut à la tête du mouvement littéraire de la Négritude aux côtés de ses illustres comparses Léon-Gontran Damas et Léopold Sédar Senghor.

L’homme de lettres est certainement le martiniquais le plus talentueux de sa génération et le plus reconnu à l’international pour la qualité de ses œuvres.

En 1945, il est donc élu Maire de la ville de Fort-de-France, actuel chef-lieu de Martinique, puis député et président du Conseil Régional sous les couleurs du Parti Progressiste Martiniquais (PPM). Sa carrière politique aura duré 56 ans.

Mort au bel âge de 94 ans en 2001, Aimé Césaire a laissé ses traces. L’Espace muséal qui porte son nom, permet aux visiteurs de découvrir son bureau jadis. Un lieu empreint d’émotions et de souvenirs puisque rien n’a bougé depuis son départ.


Aimé Césaire dans son bureau de Fort-de-France

Le 3 février 2023 : L’adoption d’un drapeau et d’une hymne pour la Martinique


C’est en janvier dernier, que les martiniquais ont été amenés à voter pour élire un drapeau et une hymne propres à l’île.

Malgré le fait que la Martinique soit une île française, ses racines et coutumes ne sont pas 100% gauloises. Son emplacement en pleine mer des Caraïbes et la distance de plus de 7000km avec le continent hexagonal comptent parmi ses spécificités et font d’elle une île à l’identité multiculturelle.

Le drapeau « Rouge Vert Noir », symbolisant respectivement le socialisme, la lutte pour la paysannerie et le combat pour la cause noire, est devenu depuis plusieurs années familier à la population Martiniquaise. C’est donc presque naturellement qu’il s’est hissé dans les suffrages.

Un emblème officiel souhaité par la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) permettant à l’île d’être officiellement représentée lors de manifestations sportives et culturelles ou d'événements de coopération internationale.



En dépit de tous ces faits douloureux qu’a pu traverser la Martinique et ses habitants, l’île est une véritable pépite de la Caraïbes et figure parmi les plus belles destinations au monde. Dans chacune des ses dures étapes, elle en est toujours ressortie grandit !

Son histoire c’est sa force. Elle se retrouve dans le métissage de son peuple, dans sa créolité, dans sa cuisine à la fois indienne, africaine et européenne, dans ses danses traditionnelles, dans ses festivités, dans ses monuments et ses musées, dans son rhum médaillé, dans ses talentueux sportifs et artistes réputés.


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